Complainte berbère à Stella

Salut,

Je me permets de t’écrire quelques lignes, tel un ruisseau qui fuit dans la prairie.
Au départ, j’avais la volonté de rester aphone, car pour venir à la rencontre de ton monde magique, il me fallait une audace de conquistador.
D’ailleurs, j’aimerais bien avoir une part de ton mystère, une lumière alléchante afin que je puisse apaiser mon angoisse, voire me soustraire de moi-même.
Comment veux tu que je sois précis dans les travers de ce bas monde ?
Dans un cercle débordé d’une extravagance absolue ?
Car parfois je refuse l’acte de le méditer, même pour un seul instant !
Dans un passé  lointain, j’avais cette capacité de semer des rêves dans des parcelles entières fleuries.
Aujourd’hui, résigné, je me contente de suivre le grand fleuve.
A  la lisière de  mon existence insipide,  j’entreprends, parfois, avec sagesse à apprivoiser ma mélancolie.
Je te salue du fond du coeur.
AHCENE.